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DECIDER DE SA FIN DE VIE

DECIDER DE SA FIN DE VIE

 

L’affaire Vincent Lambert nous permet de revenir sur l’importance de faire connaitre ses dernières volontés. Un écrit aurait évité qu’une famille se déchire comme c’est le cas aujourd’hui pour ce quarantenaire tétraplégique.

 

La loi Claeys-Leonetti encadre la fin de vie

L’euthanasie, le suicide assisté sont interdits par la législation Française. Cependant vous pouvez néanmoins décider de refuser l’acharnement thérapeutique, en écrivant vos directives anticipées en cas de fin de vie. Ces consignes écrites permettent à l’entourage et au corps médical, de connaitre les dernières volontés du patient, si celui-ci n’est plus en mesure de s’exprimer.

La loi Claeys Leonetti permet seulement sous réserve de volonté du patient,  d’arrêter les traitements permettant le maintien en vie, d’une personne atteinte d’une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale.

 

Comment écrire ses directives anticipées

Tout d’abord, il faut être majeur pour pouvoir rédiger ses consignes.

Vous aurez à répondre à trois questions  principales :

  1. Vous positionner sur le maintien artificiel en vie
  2. Quels actes médicaux et traitements vous accepteriez ou refuseriez. Cette question est plutôt complexe lorsque l’on n’y connait rien, vous pouvez donc poser des questions à votre médecin.
  3. Vous aurez ensuite à préciser, si vous souhaitez recevoir une sédation profonde et continue associée à un traitement de la douleur.

 

Deux modèles de document sont disponibles sur le site du ministère de la Santé, en fonction de votre état de santé, au moment de la rédaction.

 

Faites savoir que vous avez rédigé vos directives

Aujourd’hui seulement 13% des Français de plus de 50 ans ont rédigé leurs directives anticipées, selon un sondage commandé par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie à l’institut BVA. Ecrire ses dernières volontés est important, le faire savoir l’est tout autant. Vous devez absolument informer votre médecin et vos proches de l’existence de ce papier, et où ils peuvent le trouver.

Si vous avez déjà un dossier médical partagé, vous pouvez y faire enregistrer vos directives anticipées, elles seront ainsi facilement consultables par le corps médical.

Sinon, confiez les à votre médecin traitant ou à une personne de confiance afin que le moment venu, l’information soit connue.

 

En cas d’absence de directives anticipées, les médecins doivent recueillir le témoignage de la famille ou des proches. En cas de différents, on voit avec l’Affaire Vincent Lambert, les difficultés de trouver une issue. Donc n’hésitez pas à remplir ce petit bout de papier. Si vous changer d’avis au cours de votre vie,  c’est le document le plus récent qui sera pris en compte.

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