DOSSIER, Spécial CORONAVIRUS

A quand la réforme du Grand Age ? après le marasme ou pendant…

A QUAND LA REFORME DU GRAND AGE ? APRES LE MARASME OU PENDANT ?

 

 

On dit souvent « les promesses ne valent que pour ceux qui les croyent » et bien la réforme du Grand Age en est une. Depuis 15 ans nombreux sont ceux du secteur de la dépendance qui l’attendent.

Nous sommes au troisième gouvernement l’ayant intégrée à son programme de campagne et elle n’est pourtant toujours pas sortie du placard, malgré les évaluations, les réunions et autres concertations.

La première question que l’on peut se poser est «  Pourquoi cette réforme attendue de tous, qui ne pouvait leur apporter qu’un bénéfice d’image favorisant une ré-élection n’a jamais été mise en place «par les uns comme par les autres, quelque soit leur bord ?» « Pourquoi s’en sont il privés? »

Peut être, sûrement même, les raisons viennent de restrictions budgétaires indispensables et essentielles à l’équilibre économique d’un pays glouton. Pourquoi la dépendance plus que les hôpitaux, la justice, la police, les agriculteurs, et tant d’autres qui attendent chacun la leur…

L’étrange période que nous vivons, qui a fait apparaitre, les manques aux yeux de tous et les milliards finalement assez faciles à trouver, va surement faire renaitre espérances et exigences de tout un secteur. Si tel était le cas, où les efforts devraient ils se porter ?

 

Sur un ratio personnel/résident plus élevé ?

 

Le manque de lits (très peu d’agréments délivrés depuis des années pour de nouveaux EHPAD) et un tarif élevé dans les zones urbains ont retardés les entrées en structures. De fait les personnes sont plus âgées, plus fragiles et plus dépendantes. Les besoins d’accompagnement sont donc plus lourds. Les demandes et les pressions des corps intermédiaires se sont multipliées pour une meilleure prise en charge. Tous militent pour un ratio personnel/résident plus élevé chiffré entre 12 et 15 milliards d’euros par an. Une réponse favorable du gouvernement récompenserait un combat long et justifié à leurs yeux.

 

Sur un cout de séjour partiellement pris en charge ?

 

Les français, dont l’accompagnement en structure et ses difficultés restent à leurs yeux assez flous, feraient de leur priorité une réforme axée sur une prise en charge partielle des couts de séjour. Pour eux, payer 80 ou 100€ par jour hébergement et services est insupportable alors qu’ils sont prêts à accepter le double lors de séjour touristique.

D’autres paramètres interviennent insidieux. Ce qui est annoncé en termes de cout ne couvre que les besoins actuels alors que la situation future, avec le vieillissement de la population va les multiplier. La formation et les revendications salariales à venir sont aussi des points d’interrogations.

 

Cependant après les avoir dilapidés dans un confinement sans fin et de piètre résultat, le gouvernement aura-t-il les moyens de trouver les milliards des réformes que de nombreux secteurs espèrent? Même si nous ne sommes plus à une incohérence près, nous en doutons fort dans le marasme financier qui nous attend.

 

Cette crise sanitaire nous aura montré l’indispensable et nous en aura surement privé pour de longues années. Il y a 40 ans, Coluche avait raison lorsqu’il se gaussait des technocrates « Dites nous ce dont vous avez besoin, nous vous expliquerons comment vous en passer… ». Finalement la France évolue mais ne change pas.

 

 

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